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VAL-DE-TRAVERS - POP-Info No 20, janvier 2018

 Du pain sur la planche pour 2018

mercredi 21 février 2018


Il y aura du travail en ce début d’année. Entre les conséquences des raisonnements pécuniaires à court terme des TransN et l’absurdité d’une attaque frontale contre les structures de réinsertion des personnes à l’aide sociale, les fronts de lutte ne manquent pas. Deux sujets importants qui vont nous occuper ces premiers mois !

D’abord, le POP va lancer une pétition pour s’opposer au licenciement des deux contrôleurs du secteur Val-de-Travers par TransN et leur remplacement par des agents de sécurités salariés. Ce licenciement est absurde et inacceptable. Dans un canton avec un fort taux de chômage comme le nôtre, le bon sens voudrait que les entreprises, encore plus celles dont l’existence même dépend de l’aide financière directe ou indirecte de l’État et des Communes, engagent local et ne licencient pas leur personnel pour sous-traiter le travail dans une entreprise d’un autre canton. De plus, un tel mépris vis à vis du personnel va à l’encontre d’une culture d’entreprise saine et stable. Mais ce licenciement remet aussi en question la sécurité des usagers, mettant notamment en danger les écoliers car les quais ne sont plus surveillés aux heures les plus fréquentées.

Le deuxième point pour lequel il faudra batailler ferme est la mise en péril de la structure d’insertion socioprofessionnelle atelier Fil par la réduction des subventions de l’État en raison de la non-acceptation du budget cantonal 2018. L’État versera en effet sur les 3 premiers mois de l’année le 20% de la subvention 2017, ce qui équivaut à quelques Fr. 6000.-/mois. Cette structure, née d’un projet privé et créée il y a presque 3 ans soutient l’intégration de personnes suivies par les services sociaux, le service des migrations, l’AI, à travers un atelier de couture. L’atelier dispense aussi des cours de français aux personnes issues de la migration. Elle compte actuellement 4 professionnelles salariées et 4 enseignantes quasi bénévoles (2, 2 EPT* en tout) et une quinzaine de personnes en insertion.

Comme il n’est plus possible de prolonger des contrats ISP (insertion socio-professionnelle) ni d’en faire de nouveaux – alors que quatre personnes devaient commencer en janvier – l’Atelier va se retrouver avec seulement 2, 8 EPT* en février, soit 2, 8 places de l’ODAS.

Une façon détournée de dire ensuite que la subvention initiale prévue de 6 EPT* n’a plus lieu d’être…
Et ce sans parler de ces 4 personnes pour qui il était essentiel de venir travailler à l’atelier en 2018.

Même si l’atelier réalise des travaux pour des personnes privées et des entreprises et parvient à s’autofinancer à 35% environ, il est évident que les salaires des couturières professionnelles et le loyer ne peuvent pas être versés sans subsides cantonaux et que dans la situation actuelle, c’est l’existence de toute la structure qui est mise en danger et qui risque de disparaître.

Là aussi, nous entendons nous battre par tous les moyens pour conserver cette structure et trouver un financement jusqu’à ce que notre canton soit enfin doté d’un budget !

POP du Val-de-Travers

POP neuchâtelois  |   Dernière mise à jour: le 15 mars 2018

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