Tantôt ils ont réussi à se faire entendre, à créer des majorités avec les autres forces de gauche, tantôt ils se sont trouvés minorisés. Cela a été le cas, notamment, lors de la révision de la fiscalité des personnes morales, où le POP ne voulait pas descendre au-dessous d’un taux d’imposition de 7%. Il estimait que ce n’était pas à notre canton de relancer la sous-enchère fiscale inter-cantonale. De même, lors de la révision de la loi fiscale des personnes physiques, le POP ne voyait pas la nécessité de faire des cadeaux supplémentaires aux plus hauts revenus. L’échelle neuchâteloise est suffisamment concurrentielle. Dans ces deux dossiers, comme dans d’autres, la majorité des 3/5e des députés était requise. Malheureusement, le parti socialiste a préféré trouver des arrangements avec le parti libéral radical, plutôt que de voir capoter ces projets.
Dès lors, pour instaurer une politique fondamentalement de gauche dans ce canton, il est impératif que la députation du POP se renforce pour contrecarrer la politique individualiste de la droite, laquelle favorise les intérêts privés au détriment des biens publics.
S’il est élu au Conseil d’Etat, Nago Humbert apportera, au plan cantonal, une conception du pouvoir au service de la population, inspirée de celle de nos élus dans les exécutifs communaux, Thomas Perret à Corcelles - Cormondrèche, Jean-Pierre Veya à La Chaux-de-Fonds, Cédric Dupraz et Denis de la Reussille au Locle.